Ce
récit est une fiction, toute ressemblance avec des personnes
existantes ou ayant existées serait purement fortuite.
Un samedi soir sur la terre.
Samedi
13 avril 2002,
Il
règne une atmosphère enivrante ce samedi là,
un je ne sais quoi d'inhabituel mais de si envoûtant. La journée
est pourtant d'une originalité qui rendrait jaloux un paresseux
à l'heure de la sieste. Quelques emplettes à Cannes
pour faire plaisir à Carine et pour vider un peu le portefeuille
beaucoup trop lourd pour la saison. Mais pourtant rien y fait, rien
ne pourra entacher ma bonne humeur, mais pourquoi ?? Pourquoi tant
de bonheur ? Pas même cette après-midi passée
à parcourir les magasins et qui aurait fait pleurer comme un
bébé un mercenaire. Nous rentrons donc en fin d'après-midi,
fourbus mais toujours heureux. C'est alors que commence une course
contre la montre effrénée, " dépêche-toi
", " arrête de jouer ", " on va être
encore en retard ", " ils vont arriver et tu n'es pas encore
prêt ! Comme d'habitude
", n'arrête pas de crier
Carine, pourquoi tant de stress ? Qui va donc arriver ? Le suspens
est à son paroxysme.
19h45
:
Tout à coup, quelqu'un frappe à la porte, Carine va
ouvrir pendant que je vaque à mes occupations. Des cris surgissent
alors de l'entrée qui me font sortir de ma léthargie,
je saute de mon lit pour porter secours à Carine. Ce n'est
rien, juste la Purée qui vient de dire bonjour, Le Stass l'accompagne
et semble soulagé de refiler le Bébé à
quelqu'un d'autre.
Première surprise de la soirée, la Purée est
en jupe, soulagement pour Carine qui ne sera donc pas la seule.
Deuxième surprise, après une demi-heure de piaillements
incessants qui auraient donné la migraine à un mort,
la Purée nous laisse découvrir une superbe culotte à
dentelle verte en soulevant sa jupe, serait-elle en période
de chasse ?
Que d'émotions en l'espace d'une demi-heure, la soirée
ne fait pourtant que commencer.
21h15
:
Deux aspirines et nous partons. La purée et Carine dans la
célèbre Twingo rouge, Le Stass et moi dans la non moins
célèbre et regrettée Clio Sport 2L, dont le slogan
serait " si avec ça t'emballe pas, t'es mort ". Quel
calme, plus un bruit, un silence reposant et régénérateur,
mais ce n'est que le calme avant la tempête.
21h30
:
Le repos est de courte durée : nous arrivons au lieu de rendez-vous,
plusieurs personnes nous attendent déjà car nous sommes
en retard " comme d'habitude ", comme sus précédemment
cité. Après quelques échanges de politesse entre
gens bien éduqués, nous repartons direction El Macho
- nom du restaurant où nous nous rendons pour fêter l'anniversaire
de Carine et Eric, mais à ce moment du récit est-ce
bien utile de le rappeler ? -, où d'autres personnes nous attendent
aussi.
21h45
:
Nous nous installons, on nous sert l'apéritif, nous mangeons
Le ton monte, avec l'alcool les blagues fusent, les taquineries de
Stass envers la Purée sont de plus en plus fréquentes,
les piaillements s'en trouvent ainsi décuplés. Puis
vient le MOMENT tant attendu : une musique forte se fait entendre,
tout le monde arrête de manger, on retient son souffle, plus
personne ne parle, même la Purée - instant rare qui mérite
d'être souligné -. Une femme arrive alors sur scène
vêtue de cuir, les langues pendent - surtout celles des hommes
-. Elle va chercher quelqu'un dans la salle, elle l'assoit sur une
chaise et commence à se dénuder. Le garçon est
peu expressif et très gêné, elle décide
donc d'en choisir un autre et son choix se porte alors sur notre Seb
national. L'ambiance devient chaude. Notre strip-teaseuse commence
à le déshabiller tout en se déshabillant. Seb
est excité. La Purée aussi, elle commence à hurler,
elle est dans " Trance " heu pardon en transe, il est impossible
d'approcher d'elle à moins de trois mètres sous peine
de se faire perforer les tympans. Notre ami Seb se retrouve cul nu
sur scène avec un chapeau comme cache-sexe pour seul vêtement.
La Purée est prête à arracher les siens et à
se jeter sur lui. Nous sommes obligés d'intervenir pour l'en
empêcher. Le pire est évité. Le strip-tease finissant,
Seb se rhabille, la Purée se calme, la bave aux commissures
de lèvres se fait plus rare, son visage retrouve un aspect
presque humain, nous pouvons la relâcher. La soirée reprend
son cours normal. Nous finissons de manger, on danse un peu, on parle,
on se détend, on essaye d'oublier ce qu'il vient de se passer.
02h00
:
La soirée se termine tranquillement. Nous rejoignons les voitures,
tout le monde se dit au revoir. Chacun dans sa voiture doit, comme
nous, se remémorer en rentrant chez soi ces bons moments passés
ensembles qui font que chaque personne est inoubliable. Ceci est donc
le récit d'
Une histoire ordinaire
On est tout simplement, simplement
Un samedi soir sur la terre
Un samedi soir sur la terre
Pas la peine d'être plus précis
Cette histoire est déjà finie
On en ferait autant
Si c'était à refaire
On est tout simplement, simplement
Un samedi soir sur la terre
Un samedi soir sur la terre
Un samedi soir...
(Francis Cabrel)